Escapades Lointaines

Rurrenabaque

Apres 18h de bus cahotique, nous debarquons a Rurrenabaque a 4h du matin. Evidemment, pourquoi faire partir un bus de La Paz plus tard pour arriver a une heure normale, quand on peut nous laisser a 4h du matin ?

Par chance, le proprietaire de l'hotel ou l'on avait prevu d'aller venait faire son ramassage nocturne. Nous avons donc fini la nuit dans des hamacs, en attendant d'avoir une chambre.

Nous avons passe une journee farniente tres agreable et tres chaude (30ºC). Le lendemain, nous sommes partis 3 jours dans la Pampa. Au programme, promenades en bateau, observation d'animaux, peche aux piranahs, nage avec les dauphins roses et attente.

Nous avons vu beaucoup de crocodiles, d'oiseaux, de singes, de cochons d'inde geants (on ne se souvient plus du nom...), des tortues et un anaconda !

Retour a Rurrenabaque le dimanche soir et le lundi nous partions pour 3 jours dans la jungle. Moins de bateau et plus d'action : nous avons marche tous les jours, matin, apres-midi et nuit pour apercevoir des animaux. La faune est beaucoup plus sauvage et il faut avoir beaucoup de chance pour voir une bebete. Apparemment, nous en avons eu beaucoup car nous avons observe : des singes, un colibri, des perroquets rouges, une biche, des cochons, un ecureuil et une bebe tarentule. Le guide nous a egalement explique les vertus de nombreuses plantes et arbres. C'etait vraiment tres interessant. La derniere matinee, nous avons fabrique des bijoux avec des graines et des petites noix de coco recoltees aux alentours.

PS : Mes doutes se confirment. La Pachamama n'apprecie vraiment pas Caro qui a ete devoree par toutes sortes de betes volantes...

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Resume rapide de ces derniers jours!

Apres le Salar, nous nous sommes reposes quelques jours avant notre ascension.

Nous avons vadrouille dans les rues de La Paz, visite des musees, achete des cadeaux et des souvenirs...

Nous sommes egalement alles voir les fabuleuses ruines pre-incas de Tiwanaku : des statues finement sculptees ressemblant etrangement a celles de l'Ile de Paques et la porte du soleil.

Finalement, c'est fatigues, que nous avons aborde notre challenge car les rues bordant l'hotel etaient tres bruyantes.

Et evidemment, Caroline a encore ete malade... Je crois que la Pachamama ne l'aime pas trop...

Samedi, nous avons ete jusqu'a un petit col (5200m)sous le Charkini en crampons et piolet. Dimanche, montee au 2eme refuge (5130m), Lundi, lever a 1h et ascension du Huayna Potosi sous une tempete de neige! Une fois de plus, la Pachamama ne nous a pas oublie (c'est un temps de janvier, fevrier). Nous avons tout de meme eu une eclaircie au sommet et le glacier etait vraiment magnifique.

Mardi repos et mercredi, 18h de bus "5 etoiles" pour rejoindre Rurrenabaque, sa jungle et sa chaleur.

Youpi je vais pouvoir me prelasser les bretelles au soleil Cool!

La Paz

Il reste a raconter notre semaine a La Paz et ma brillante ascension du Huayna Potosi (6088m).

En attendant, je fretille car demain, je pars pour la jungle !!!

Le Sud Lipez et le Salar d'Uyuni #2

Vendredi 18 juin :

Nous nous levons a 5h30 car une longue journee nous attend.

Toute la journee, nous voyons des lagunes avec du Borax.

Nous passons devant la magnifique Laguna Verde. Elle a cette couleur si speciale car elle contiendraient 9 mineraux. Elle est au pied du volcan Licampur a la frontiere chilienne.

Nous admirons le Desert de Dali. Un invraisemblable delire de la nature : des rochers aux formes etranges parsement un desert de sable.

Ensuite, d'impressionnants geysers et des monts multicolors.

Nous terminons par la Laguna Colorada qui n'est pas vraiment colorada a cause du froid. Normalement, ce lac riche en algues, est rose et de nombreux flamants roses y pataugent joyeusement.

L'hotel nous protege legerement de la tempete qui sevit dehors. L'agitation des fanions accroches au plafond en temoigne. La proprietaire vient allumer un feu. Ravis, nous nous precipitons pour nous rechauffer. Malheureusement, le feu s'eteint car le bois est humide. Grace aux 2 belges qui ont pique une buche dehors et sacrifie un guide de voyage argentin, et grace a la buche magique de Benjamin, la chaleur bienfaisante se fait sentir au bout de 3/4 d'heure.

La journee se termine par un repas leger : frites, oeufs et saucisses.

Samedi 19 juin :

Premiere halte au desert de Siloli avec l'arbre de pierre. Nous courons et grimpons sur les rochers aux formes fantasques. Nous enchainons ensuite 5 lagunes pleines de borax et d'oiseaux. Apres manger, nous voyons au loin les fumeroles du volcan Olague. Sa derniere eruption a laisse un paysage de vagues figees.

Nous continuons vers le salar. La route est bordee d'immenses champs de quinoa. Il sont actuellement secs car la plante ne pousse que pendant la saison des pluies.

Nous dormons dans un joli hotel de sel. Tout est en sel : les murs. les lits, le sol, les tables, ... Pendant le repas, notre guide nous annonce que la fete prevue demain n'aura peut etre pas lieu...

Dimanche 20 juin :

15 minutes de voiture et nous voici devant le salar. Quel moment magique ! Une immense etendue plane et brillante. Au loin, des iles qui paraissent flotter.

Les salar fait 12 000km2. Comme le lac Titicaca, il est le vestige d'une mer emprisonnee. L'epaisseur au centre est de 130m. A la saison des pluies, il se transforme en lac et il est dangereux de s'y aventurer.

En traversant le salar, nous voyons souvent des briques de sel. Elles sont coupees a la hache et servent a construire des maisons.

Nous visitons l'ile Inca Huasi avec ses cactus geants et une belle vue sur le salar. Bonne surprise : des affiches annoncent que la fete du nouvel an Aymara aura bien lieu.

Nous nous dirigeons donc vers le village de Tahua pour etre en plein coeur des ceremonies. Comme l'agence n'a pas reserve, nous attendons patiemment 2h que notre guide trouve un logement. Entre temps, le programme de la fete a change. Elle commence a 19h au lieu de 23h. A 20h (on se mefie de la ponctualite bolivienne), tous guillerets, nous nous dirigeons vers les ruines. Tout est noir. Personne. Nous rentrons decus. En sortant de la jeep, nous entendons de la musique au loin. Les guides vont se renseigner. En fait, les villageois discutaient toujours des horaires de la ceremonie ! A 23h, nous fetons enfin l'annee 5518. Pour les aymaras, l'annee commence au solstice d'hiver, le 21 juin. Depuis l'annee derniere, c'est un jour ferie et cette coutume ancestrale revit.

Les villageois, reunis autour d'un feu, nous accueillent avec de larges sourires. On nous propose des feuilles de coca, des cigarettes, du ponche et du sucumbe de leche, 2 boissons fortement alcoolisees. La recette : eau chaude, canelle, et alcool a 96%, plus du lait pour le sucumbe. Nous assistons a plusieurs ceremonies avec des intermedes musicaux. Nous nous joignons avec plaisir a la ronde qui danse en couple autour des joueurs de tambour et de flute. Nous participons au rite des voeux : il faut choisir un nombre pair de feuilles de coca, souffler 3 fois dessus et les jeter dans la koha (corbeille a offrande). Cette corbeille est ensuite brulee. Les hommes portent les traditionnels ponchos et les femmes des chapeaux melons blancs. Des drapeaux arc en ciel representant les couleurs des differentes ethnies de la Bolivie flottent.

Nous rentrons nous coucher vers minuit 1/2...

Lundi 21 juin :

Lever a 5h. Courte nuit ponctuee par la voie de mamalicita et les odeurs de cuisine. Elle nous a prepare des pancakes. Nous avons tres bien mange pendant ces 5 jours : des crepes frites avec de l'api (une boisson en poudre a base de maïs rouge), des tamales (une sorte de polenta fourree a la viande et aux raisins secs), des albondigas (boulettes de viandes), beaucoup de legumes et de salades.

Nous partons sur le salar pour assister a la ceremonie du lever de soleil. Les boliviens n'ont pas dormi de la nuit. Nous dansons un peu et nous mettons a genoux en demi lune pour accueillir le soleil. Nous levons les mains pour sentir l'energie de la Pachamama. Quand l'astre du jour apparait a l'horizon, tout le monde se leve et danse.

La suite est beaucoup moins drole pour un petit sac a dos sensible comme moi. Il s'agit du sacrifice du lama.

Nous dejeunons et partons vers le village de Colchani, la derniere etape. On y exploite le sel. Il est entrepose en cones afin de le secher. On y ajoute de l'iode et on le conditionne en sachet. Ce sel est uniquement pour la consommation nationale car il est tres bon marche. L'exportation se ferait a perte. Encore un metier de reve : les ouvriers travaillent en plein soleil avec une combinaison integrale et une cagoule.

Nous visitons un petit musee, partageons un dernier repas et le chauffeur nous depose a 14h a Uyuni. Le bus pour La Paz est a 20h.

Le Sud Lipez et le Salar d'Uyuni

J'ai passe 5 jours fantastiques, bien au chaud dans la jeep. Et oui ! pour une fois, Benjamin et Caroline ne m'ont pas enferme dans la housse noire...

Il va m'etre difficile de vous raconter ces quelques jours tant les paysages admires etaient grandioses. Il faudra attendre les photos pour avoir un petit apercu.

Nous avons fait un circuit de 1280Km dans l'extreme sud de la Bolivie, apelle Sud Lipez. Cette zone est frontaliere du Chili et de l'Argentine.

Jeudi 17 juin :

Nous avons rendez-vous a 8h et evidemment, attendons une 1/2 heure. La ponctualite n'existe pas en Bolivie.

Nous sommes 7 dans la jeep : Moi bien sur, Caroline et Benjamin, Christophe et Quentin les 2 belges, Mamalisita la cuisiniere et Benjamin notre guide-chauffeur.

Nous roulons pendant plus de 10h sur une piste cahotique. Nous passons devant des petites mines d'argent et d'or. La plupart des villages (microscopiques) n'a pas l'electricite ou seulement 3h par jour grace a des panneaux solaires. Il n'y a pas non plus d'eau courante. Ils vivent uniquement de l'elevage des lamas (viande, laine, cuir).

Nous voyons des autruches et des vigognes sauvages et des lamas. Ces derniers ont des pompons rouges sur les oreilles pour differencier les troupeaux.

Nous passons devant la lagune Morejon, riche en Borax, un minerai blanc avec lequel on fabrique du verre.

Nous arrivons a 19h au village. Il fait nuit et tres tres froid. Le proprietaire nous allume un petit feu. Heureusement, car la soupe n'arrive pas avant 21h. Grace a une bouteille remplie d'eau chaude et des pierres refractaires, nous passons une bonne nuit et avont meme trop chaud. Temperature de la chambre : 3ºC !

Vous pourrez suivre la suite de cette passionnante aventure dans quelques jours. Nous n'avons pas le temps de continuer car nous allons tenter l'ascencion du Huyana Potosi. Faites une priere a la Pachamama pour nous...

En attendant, vous pouvez regarder les photos de Sucre et de Potosi.

Le Far-West a Tupiza

Mardi 15 et mercredi 16 juin :

Tupiza ne devait etre qu'une petite halte avant notre depart pour le Salar mais son decord rougeoyant m'a donne envie d'explorer les environs. Quel paysage fantastique ! Des aiguilles acerees, le rouge du pudding contrastant avec le bleu du ciel et le vert des arbres. Je passe devant la porte du diable et les penis de la vallee des machos. Penis que nous apellons plus poetiquement demoiselles coiffees. L'aboutissement de la balade est un beau canyon.

De retour en ville, mes compagnons se decident pour un circuit de 5 jours avec la fête du nouvel an aymara la nuit du 20 juin.

Les mines de Potosi

Nous choisissons l'agence "Greengo Tour" pour la visite. Nous montons, avec 4 belges et Jesus notre guide, dans un antique combi.

Premier arret pour s'equiper : bottes en caoutchou, pantalon, veste, casque avec lampe et sac a dos.

Deuxieme arret : le marche des mineurs. Tout d'abord, la boutique des explosifs. Jesus nous explique comment fonctionne la dynamite en fumant sa cigarette. Evidemment, la Bolivienne est la meilleure (par rapport a la Peruvienne et l'Arentine). Les mineurs doivent acheter eux-memes leur materiel. Nous achetons ensuite des cadeaux pour les mineurs : un gros sac de feuilles de coca, des cigarettes, des jus de fruits et de l'alcool de canne a 96%. En effet, ces derniers ne mangent pas tant qu'ils sont dans la mines. Ils mastiquent des feuilles de coca toute la journee.

Troisieme arret : le mirado r et les raffineries ou les metaux sont extraits des minerais.La mine de Potosi fournit de l'argent, de l'etain et du zinc. Les metaux sont ensuite exportes vers l'Europe, les Etats-Unis et le Bresil. Ils y sont transformes et reviennent beaucoup plus chers en Bolivie.

Quatrieme arret : La visite de la mine.

Tout d'abord, un peu d'histoire. Les incas connaissaient l'existence de la mine mais ils ne l'ont jamais exploitee car c'etait une montagne sacree. L'exploitation de l'argent commenca avec la colonisation espagnole. A cette epoque, le travail est inhumain. C'est la mita, le travail force et non remunere. Les esclaves devaient rester 4 mois dans la mine sans sortir avec pour principale nourriture les feuilles de coca. Lors du commerce triangulaire, des esclaves africains ont travaille mais ils tenaient 2 jours a cause de l'altitude et du froid. On estime qu'il y a eu entre 2 et 3 millions de morts en 300 ans de colonisation. Aujourd'hui il n'y a plus qu'une dizaine d'accidents mortels par an .


Des le debut du 19eme siecle, les filons commencent a
s'epuiser et Potosi tombe en decadence. La decouverte et l'exploitation de l'etain relancent neanmoins un peu l'economie de la ville jusqu'en 2007.

La mine aujourd'hui : il y a environ 400 galeries principales. Chacune est ensuite divisee en de nombreuses autres galeries. La montagne est une gigantesque fourmilliere. Sur ses 400 mines, seulement 200 sont exploitees, les autres sont fermees car elles n'ont plus de filons ou sont dangeureuses (presence de monoxide de carbone, risque d'eboulement, ...).

Les mineurs sont regroupes en cooperatives. Ils sont payes en fonction des minerais rapportes. Le rythme de travail est libre et les horaires aussi. Ils etaient tres bien payes. Du moins, jusqu'a avant 2007 ou le cours des metaux a chute et les salaires avec.

Le travail est tres penible. Il fait tres chaud dans la mine. Le mineurs cassent les blocs a la main car l'air comprime pour le marteau-piqueur est trop cher. Les blocs extraits sont mis dans des chariots et sont pousses a la surface. un chariot vide pese 100Kg et un plein 1 tonne. L'esperance de vie des mineurs est de 40 - 45 ans (contre 80 ans pour la moyenne nationale) a cause des inhalations de poussieres. Il y a une securite sociale et une retraite pour ceux qui ont la chance de vivre jusqu'a 51 ans.

Pourquoi travailler dans la mine ? c'est un des rares emplois dans la region.

Nous entrons dans la mine par un petit tunnel datant de l'epoque coloniale, en pierre et voute. Le plafond est tres bas, soutenu par des troncs d'eucalyptus. La temperature monte rapidement. Pres de l'entree, nous voyons un oratoire. Dehors et jusqu'ici, Dieu est avec les mineurs. Apres, c'est le secteur du "Tio", le diable, dieu de la mine et fiance de la Pachamama. Les espagnols l'avaient introduit pour faire peur aux esclaves, pour qu'ils travaillent mieux. Maintenant, c'est une divinite protectrice. Chaque vendredi, il est couvert d'offrandes : feuilles de coca, alcool et cigarettes. Jusqu'il y a peu, les femme n'etaient pas admises dans la mine car elles portaient malheur (la Pachamama en etait jalouse).


Cette visite, tres interessante, nous fait une fois de plus relativiser nos conditions de travail en France...

La ville miniere de Potosi

Vendredi 11 juin :

Depart pour Potosi. Nous arrivons vers 13h30 et recherchons un hotel. Quelle deception ! Sucre et Copacabana offraient de sympathiques hotels a un prix correct. C'est loin d'etre le cas ici. Nous nous rabattons sur une adresse miteuse du routard, posons nos affaires et partons a la recherche d'un logement plus decent pour le lendemain. Au passage, nous visitons la ville. C'est encore une petite deception. Potosi a du etre une tres belle ville avec des maisons coloniales et colorees mais est passablement decrepie.

Avec 145 mille habitants et situee a 4100m d'altitude, elle est la ville de 100 mille habitants la plus haute du monde. Elle est inscrite depuis 1987 au patrimoine mondial de l'UNESCO, comme tresor d'architecture baroque du continent. Mais comme toutes les villes que nous avons vues, elle est ceinturee par de tristes quartiers populaires. Potosi est surplombee par le Cerro Rico, une belle pyramide rouge transformee en gruyere par les mineurs. Avant l'exploitation, la montagne culminait a 5100m, aujourd'hui elle ne mesure plus que 4800m.
Nous reparlerons de la mine un peu plus loin.

Retournons a la ville, que Charles Quint, eleva au rang de ville imperiale (la seule d'Amerique du Sud) et lui donna pour simple devise : " Je suis la riche Potosi, le tresor du monde, la reine des montagnes et la convoitise des rois".

Samedi 12 juin :

Nous quittons notre logement 5 etoiles et partons visiter la "Casa de la Moneda". Edifie au 18eme siecle, c'est le plus grand et le plus important batiment civile colonial des ameriques.
C'est ici que l'on frappa la monnaie jusqu'en 1909. Aujourd'hui, c'est un immense musee tres complet qui explique comment on frappait la monnaie et bien d'autres choses encore...

L'apres midi, nous visitons le couvent-musee de Santa Teresa. Un couvent de l'ordre des carmelites construit a la fin du 17eme siecle. Les nonnes n'avaient aucun contact avec le monde exterieur et y vivaient dans un confort tres precaire : un lit sans matelas avec une seule couverture, chatiments corporels et repas legers dans une piece froide et sombre ou tronait un crane.

Nous partons ensuite a la recherche de bananes, introuvables ou noiratres dans le marche et d'une paire de gant pour le Salar.

Le soir, nous dinons dans un restaurant-patisserie. Caroline va au toilette et decouvre avec joie qu'il y a, pour une fois, du savon! Elle en prend une bonne dose et ... pas d'eau ! Le serveur apportera une grande poubelle verte remplie d'eau.

Dimanche 13 juin :

Promenade a la laguna de Tarapaya, petit lac parfaitement circulaire avec une belle vue sur les montagnes rouges. En arrivant, nous decouvrons que l'on peut s'y baigner. L'eau est a plus de 30ºC. Dommage, il fait tres chaud et nous n'avons pas nos maillots (Caroline râle beaucoup).
Petite anecdote inca : l'empereur Huayna Capac qui souffrait d'une maladie de peau venait jusqu'ici de Cusco pour tenter de soulager son mal.

De retour, nous profitons du patio de l'hotel et Caroline termine son premier bracelet-porte clef Bresilien-Peruvien.

Une petite pause au gout de Sucre

Vendredi 4 juin :

Nous arrivons au petit matin, apres une nuit dans un bus surchauffe et un controle de l'immigration a 4h du matin. Nous trouvons un hotel sympa avec une grande chambre lumineuse, propre et avec television. L'eau de la douche est meme chaude.

Nous partons a la recherche d'un petit dejeuner tout en visitant la ville, blanche et baroque comme Arequipa.

Sucre est la capitale constitutionnelle du pays. Depuis l'election de Morales (actuel president), les tensions qui divisent le pays, Sucre revendique se role de capitale et concentre l'opposition au gouvernement de gauche.

Nous y constatons la meme chose que dans toutes les grandes villes : les indiens sont repousses sur les peripheries ou les hauteurs et les plus "blancs" sont dans le centre.

Un peu d'histoire : la Bolivie doit son nom a Simon BOLIVAR, qui aida a la liberation du Haut-Perou (ancien nom de la Bolivie) et fut son premier president. Mais il partit au bout de quelques mois et laissa la presidence au Marechal SUCRE qui donna son nom a la ville. Vers la fin du 19eme siecle, le pouvoir politique s'installe a La Paz, sans qu'officiellement Sucre ne perdit son titre de capitale.

Sucre est une belle ville, tres agreable. Nous flanons dans les rues, decouvrons des magnifiques constructions baroques et notons une des rares differences avec le Perou. Au Perou, la place principale s'appelle toujours la "Place des armes". En Bolivie, elle porte le nom de la date de la liberation de la ville (entre 1809 et 1810). Par exemple, a Sucre, la place 25 mai.

Nous visitons le musee des arts indigenes qui presente l'histoire du textile dans la region de Sucre. Le tissage est un art ancestral et les techniques ont peut evolue. Mais avec certains etrangers qui ont voulu abuser des tisserands, ces merveilles ont failli se perdre. Maintenant, une association assure un programme de developpement culturel qui a pour but la sauvegarde du savoir-faire des Indiens. Ce sauvetage est d'autant plus important que ces tissus ont un language propre, une sorte d'ecriture : les tisseurs y racontent leur vie (scenes de carnaval, mariage, les animaux, ...)

Samedi 5 juin :

Apres une grasse matinee, nous nous octroyons le luxe de regarder la finale dame de Roland Garros. Puis nous allons au Mercado Negro pour acheter des pantalons car il commence a faire frais. Nous voici donc les seuls blancs dans un grand marche ! Sur le chemin du retour, nous mangeons dans un restaurant universitaire et decouvrons une specialite culinaire originale : les frites dans la soupe.

Ensuite, nous visitons le musee de la liberation qui, comme son nom l'indique, relate la lutte pour l'independance.

Nous achetons de quoi faire une salade au Mercado Central car les legumes sont delicieux. Les marches regorgent de fruits et de legumes. Nous avons notemment redecouvert le vrai gout de la mandarine. Apres notre bon repas, nous regardons un film en anglais sous-titre espagnol.

Dimanche 6 juin :

L'hotel organise le transport jusqu'au marche du village de Tarabucco. C'est l'un des plus important du pays. Apres 1h30 de routes a travers des montagnes arides, nous voici arrives. Nous allons voir un tisserand dans sa maison. La maison traditionnelle s'organise autours d'une cour interieure. Les pieces sont nues. Le monsieur nous accueille dans une piece sans vitres aux fenetres et sans porte, tres froide. Il est couvert d'un pancho epais mais en sandales de pneus recycles.

Nous visitons ensuite le marche : les etals des artisans pour les touristes avec les pulls, les sacs, les tissus, ... Nous achetons d'ailleurs un pull chacun en prevision du froid a venir.

En bolivie comme au Perou, les gens font leurs achats essentiellement dans les marches. On y trouve absolument tout : les fruits et legumes, la viande (dont les conditions de conservation sont douteuses...), mercerie et droguerie, papeterie, articles pour les offrandes a la Pachamama, des vetements et des chaussures,...

Il est amusant de constater que les prix sont identiques entre les grandes surfaces, les petites boutiques et les marches.

Lundi 7 juin :

Nous retournons au Mercado Negro pour trouver des chaussures car, comme nous l'avons deja dit, l'air commence a etre frais et passe a travers les trous de nos crocs.

Nous nous dirigeons ensuite vers le Mercado Central pour gouter le meilleur chorizo de la ville et boire un delicieux jus de fruits frais. Comme au Perou, tous les marches ont leur coin jus de fruits.

Le temps est estival, nous decidons d'en profiter et d'aller lire un peu dans le beau parc Bolivar. Il y a une reproduction de la tour Eiffel. Nous vadrouillons dans le quartier et decouvrons une reproduction de la grotte de Lourdes a cote des alcooliques anonymes (!)

Mardi 8 juin :

Visite du musee universitaire, un des plus grand du pays. Collection de tableaux coloniaux et d'archeologie. Il y a notamment des cranes deformes. Les incas deformaient les cranes, symbole de pouvoir. Ils les allongeaient ou faisaient un creux a l'arriere. Ils pratiquaient egalement la trepanation pour soigner les maux...

Nous mangeons encore au resto U, baladons en ville et atteignons le point de vue, l'eglise de la recoleta. Un vrai cliche d'Amerique Latine. Nous nous attendions a voir Don Diego de la Vega traverser la place !

Mercredi 9 juin :

Retour quelques millions d'annees en arriere. Nous visitons le parc Cretacerio. Lors de travaux pour la cimenterie Francesa, des traces de dinosaures ont ete decouvertes. C'est fantastique : sur une immense dalle verticale, nous pouvons suivre les promenades de ces geants ! La guide nous explique que la dalle etait horizontale et qu'avec la tectonique des plaques, elle est `passee a la verticale. Ces traces ont pu se fossiliser car elles etaient dans une zone lacustre, la meme que celle des salines et du lac Titicaca. Le parc propose egalement des reconstitutions de dinosaures tres realistes. Notamment celle d'un brachiosaure de 14m de haut (le plus grand animal ayant jamais existe). Impressionnant !

Dur retour a notre epoque pour deguster des pates et visiter l'etrange Chateau de la Glorieta. Il s'agit du seul chateau de Bolivie et probablement d'Amerique du Sud. Il fut construit au debut du 20eme siecle par le prince de la Glorieta, principal actionnaire des mines d'argent de Potosi. Ce chateau est un melange de plusieurs styles : byzantin, russe, gothique, classique, mudejar, ... La facade est tres belle mais l'interieur sans vie, tristounet. La tour de la chapelle est une replique de Big Ben.

Nous avions prevu une soiree cinema mais, une fois encore, nous goutons au charme des pays d'Amerique Latine : il n'y a pas de seance a 19h30, bien quelle soit ecrite sur le programme ! La devise de la Bolivie est "le possible est impossible et l'impossible devient possible". C'est tout a fait ça. Les choses simples paraissent toujours tres compliquees.

Apres le repas, des etudiants deguises defilent dans les rues. Ils fetent l'anniversaire de leur universite.

Jeudi 10 juin :

Dernier jour a Sucre. Nous visitons le musee d'ethnographie et du folklore. L'exposition permanente est une impressionnante collection de masques rituels de tout le pays. Il y a de nombreuses fetes en Bolivie et il y a des masques et des tenues pour chacune. Le guide nous apprend qu'il y a un renouvellement permanent et des innovations. On trouve donc des masques avec des influences asiatiques (dont un de 9Kg). L'exposition temporaire traite de la vie des habitants de l'Altiplano et des tissus.

Un dernier petit tour de ville pour admirer le cimetiere (le Pere Lachaise Bolivien) boise et fleuri et deguster une enorme salade de fruits au marche.

Demain, depart pour la cite miniere de Potosi.

Messages special photos #3

Un detail incongru s'est glisse dans une des photos d'Arequipa que nous venons d'ajouter.

Saurez-vous le retrouver ?


Toutes les photos du Perou sont en ligne et sont legendees.

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